Célébration du Premier Anniversaire du CCAPAC: Sam Mangwana Évoque l’Héritage de la Rumba

Célébration du Premier Anniversaire du CCAPAC: Sam Mangwana Évoque l'Héritage de la Rumba

À l’occasion du premier anniversaire du Centre Culturel et Artistique pour les pays de l’Afrique, un événement marquant s’est tenu récemment, mettant en lumière l’importance de la rumba congolaise et son impact sur la culture d’Afrique Centrale.

Lors d’une conférence de presse, l’artiste légendaire Sam Mangwana, ancien membre de l’orchestre OK Jazz, a partagé ses réflexions sur le patrimoine musical et l’importance de transmettre cet héritage aux générations futures.

Sam Mangwana a débuté ses déclarations en évoquant les grands maîtres de la rumba qui ont façonné son parcours. « Quelqu’un qui a fréquenté les artisans de ce grand style de la rumba, je parle de Docteur Kanda, de Franco, de Bombenga, de Johnny Bokelo, Rochereau, Tabu Ley, Emmanuel de Olivera, que je fréquentais beaucoup », a-t-il dit, soulignant l’importance de ces figures emblématiques dans sa formation artistique.

Selon lui, être un maître en musique va au-delà de la technique. Il a déclaré : « Pour moi, être maître, c’est que je dois transmettre l’enseignement que j’ai reçu auprès des grands pionniers de la rumba que vous connaissez. Quand je vous raconte mon histoire en tant qu’artiste jeune ici à Kinshasa, à cet âge-là, je m’imprégnais déjà de la culture. Avec l’initiation que j’ai connue chez les grands maîtres de la rumba, c’est mon devoir aujourd’hui d’utiliser ce savoir pour transmettre aux jeunes générations qui le voudront et ainsi continuer l’histoire de cette rumba. »

Concernant son apparition sur scène prévue pour le samedi, Mangwana a affirmé : « Il n’y aura rien d’extraordinaire. Il n’y aura pas beaucoup d’artistes sur scène. Il y aura Sam Mangwana avec ses accompagnateurs pour vous montrer ce qu’était la rumba des années 50, 60, 70. Juste pour qu’on ne puisse pas perdre ces grandes valeurs qui ont fait que cette région de l’Afrique centrale continue à briller à travers le monde. »

Cette déclaration va dans le sens d’une intention claire : célébrer et préserver les racines de la rumba, en offrant une expérience authentique au public, sans artifices ni fioritures.

Le premier anniversaire du Centre Culturel et Artistique pour les pays de l’Afrique est un moment de célébration, mais également une opportunité de réfléchir à l’importance de transmettre les valeurs culturelles qui ont façonné l’identité de la région. Avec des artistes comme Sam Mangwana à la barre, la rumba congolaise demeure vivante et résonne à travers les générations. Ce concert s’annonce comme un événement unique, rappelant à tous l’importance de l’héritage musical africain.

Moïse Matomo

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